« J’encourage les bailleurs à revenir activement à Fada. » : Jean Philippe Jarry, Directeur pays WHH

mars 10th, 2021 | par afriktilgre@
« J’encourage les bailleurs à revenir activement à Fada. » : Jean Philippe Jarry, Directeur pays WHH
Foires
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La foire des produits agro-écologiques et biologiques qui s’est déroulée du 04 au 07 mars 2021, à la place des martyrs de Fada N’Gourma s’inscrit dans le cadre du projet BFA 1068. Un projet porté par l’ONG allemande Welthungerhilfe Burkina Faso (WHH). De passage dans la citée de Yendabri à l’occasion de la foire, Jean Philippe Jarry, Directeur pays de WHH, a bien voulu nous éclairer sur l’organisation qu’il représente et le projet BFA 1068.

AFRIKTILGRE : Partenaire de la foire des produits agro-écologiques et biologiques organisée par l’ONG ARFA, pouvez-vous nous présenter l’ONG WHH?

JEAN PHILIPPE JARRY ( JPJ): Welthungerhilfe Burkina Faso (WHH) est une ONG internationale allemande qui était connue auparavant au Burkina Faso sur le nom d’Agro Action Allemande mais, on a repris un nom générique au niveau mondial. Nous sommes présents au Burkina Faso depuis plusieurs décennies et à ce titre, nous soutenons des programmes agricoles, de sécurité alimentaire. Depuis  une quinzaine d’années nous sommes actifs dans le soutien à l’émergence d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et qui puisse préserver les ressources aux générations futures. C’est dans ce cadre que nous collaborons avec l’ONG ARFA, une organisation en pointe en matière d’agro-écologie au Burkina Faso.

A quoi répond votre présence à la foire des produits agro-écologiques et biologiques?  Pourquoi votre ONG s’y est  associée ?

JPJ : Déjà cela fait longtemps que je n’étais pas venu personnellement à Fada et j’étais très content de rencontrer toutes les autorités régionales, tous les collègues et collaborateurs de la région. La situation sécuritaire au moins pour la ville de Fada s’améliore notoirement, c’est pour ça que nous avons pu organiser cette foire avec ARFA. Une ONG qui met en valeur toutes les initiatives innovantes en matière d’agro-écologie dans la région de l’Est et qui a un potentiel énorme dans le domaine.

Quels sont vos sentiments après la cérémonie de lancement de la foire

JPJ : La transition agro-écologique et biologique doit se faire avec beaucoup de volonté. L’agro-écologie est certainement l’une des voies importantes à promouvoir pour une agriculture durable. C’est ce que nous faisons depuis maintenant 4 ans avec notre partenaire ARFA. Je suis très content de l’engouement, mais aussi de constater que la ville de Fada N’Gourma reprend une vie  normale. J’encourage les bailleurs, les partenaires à revenir activement à Fada, il se passe beaucoup de choses au niveau agricole. Et cette foire très dynamique en est l’illustration.

La foire a réuni un beau monde

La foire s’inscrit dans le projet d’appui à la professionnalisation, à l’amélioration de la production et à la commercialisation des produits agricoles des exploitations familiales dans la région de l’Est du Burkina Faso (BFA 1068), pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet?

JPJ : La foire s’inscrit dans un projet qui a démarré il y a 4 ans, nous sommes à la dernière année. le projet s’appelle BFA 1068 et intervient dans cinq (5) communes rurales de la zone, pour soutenir les initiatives agro-écologiques autour de l’irrigation, autour de la production de manioc.

Quel bilan à mi-parcours pouvez-vous dresser du projet BFA 1068?

JPJ: Le bilan est positif, le nombre d’exposants et l’enthousiasme soulevé par cette foire en sont les illustrations parfaites. C’est deux dernières années n’ont pas été simples avec la situation sécuritaire. Nous étions très présents à Pama, nous le sommes toujours, mais nous ne pouvons plus y aller physiquement. Nous avons encore des paysans de Pama qui travaillent et sont supervisés de loin par ARFA.

La région de l’Est fait face à une situation sécuritaire et sanitaire délicate.  Ces aléas n’ont-ils pas freiné l’ardeur des producteurs avec qui vous travaillez

JPJ : Ce sont des aléas inconditionnels et le peuple burkinabè s’est montré résilient. Les différentes parties prenantes ce sont montrées assez résilientes face à cette situation. D’ailleurs, cette foire témoigne un peu la résilience des populations malgré les aléas climatiques, sécuritaires et sanitaires. Elles ont bravé la situation et mené des activités génératrices de revenus. Ce qui nous motive à les soutenir encore plus.

Propos recueillis par Fernand Appia

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