À Nanoro, dans le Boulkiemdé, des centaines de femmes rurales sont à l’honneur. L’ONG Res Publica a organisé, du 17 au 19 octobre 2026, la 2ᵉ célébration de la femme rurale, en marge de la Journée internationale de la femme rurale célébrée chaque 15 octobre.
Anne Marie Berger, représentante internationale de l’organisation, salue la détermination des actrices de terrain, qui malgré les aléas climatiques ne baissent pas les bras.
Pour le Président de la Délégation spéciale de Nanoro, Nourou Guiguemdé, la femme rurale est un moteur du développement économique.

La marraine de la cérémonie, la Professeure Asseta Bougouma/Kagambega, de l’Université Joseph Ki-Zerbo, appelle à soutenir durablement ces femmes.
Au nom des bénéficiaires, Habibou Ouédraogo, représentante des femmes de Nanoro, a remercié l’ONG Res Publica pour son accompagnement en faveur des femmes rurales.

Une quarantaine de stands, 72 heures d’exposition. À la foire, les productrices de Nanoro, Pella et Soaw exposent leur savoir-faire. David Conombo, responsable des activités agro-sylvo-pastorales de Res Publica, explique que cette foire permet de faire connaître le savoir-faire des femmes rurales et leur place dans l’économie locale.
L’ONG ResPublica accompagne depuis plusieurs campagnes les femmes rurales de Nanoro. Pendant les campagnes 2025 et 2026, l’ONG leur a distribué 19 tonnes d’engrais, 28 tonnes de semences améliorées et 7 tonnes de compost. Elle a aussi remis 5 500 boutures de patate douce à chair orange, ainsi que du matériel phytosanitaire. Les ménages ont reçu 300 chèvres, 460 volailles et 24 porcs de race améliorée. Cinq cents femmes ont été formées à la production et à la transformation. À Nanoro, l’appui de Res Publica se voit dans les champs, et maintenant sur les stands.
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